Comme l’an dernier, Sony a probablement dû sortir le chèquier pour avoir l’exclusivité de la bêta du prochain Assassin’s Creed et les possesseurs de 360 tirent la tronche. La bêta d’Assassin’s Creed Revelations, s’est étalée sur deux semaines (du 3 au 11 septembre avant dêtre rallongée jusqu’au 17) a permis de se faire un avis sur le multi de ce quatrième épisode (déjà) de la série et du troisième (et dernier) avec Ezio dans le rôle principal.
Comme pour le multi d’Assassin’s Creed Brotherhood, le principe de jeu n’a pas changé d’un iota. Il s’agit toujours d’éliminer sa cible (désignée automatiquement) tout en évitant d’être mis à mal par un ou plusieurs adversaires selon vos performances. Pour pouvoir observer ses proies sans être vu de la meilleure manière possible, les chasses à l’homme se déroulent dans des maps assez imposantes, tant par la taille que par les PNJ qui permettent de se fondre dans la masse. Ajoutez à ça la possibilité de pouvoir grimper sur tous les batiments et vous comprendrez bien assez vite que discrétion rime avec qualité d’éxécution.
Discrétion + Silencieux + Vengeur = 1000 points
Si éliminer sa cible rapporte des points, la manière dont le contrat est rempli permet de gonfler aisément sa quête à la première place. En effet, les techniques d’assassinat sont aussi nombreuses que variées et se servir du décor est indispensable. Entre les bottes de foin qui sont dispersées un peu partout dans les niveaux, les toits ou planques où être vu est difficile ou encore en se mélant aux autochtones en les suivant comme un mouton, éliminer sa cible tout en sachant que l’on est une n’est pas simple.
Heureusement pour pouvoir gagner des points, il est possible d’équiper son perso de quelques techniques : super vitesse, fumigènes, transformation, tout les moyens sont bons pour ne pas finir sur le bas du podium.
C’est la mode (de jeu)
Différent des autres jeux multis avec son aspect traqueur/traqué, Assassin’s Creed Revelations n’en reste pas moins commun aux autres dans les modes de jeu qu’il propose. Du traditionnel Deathmatch (en simple comme en équipe) à la capture de drapeau, rien ne transpire la nouveauté. Même combat si l’on fait la comparaison avec Assassin’s Creed Brotherhood, il n’y a pas grand chose de neuf. Quelques modifications ont été apportées telles que la possibilité de ne pas couper la route à un coéquipier lors du passage d’une porte permettant de se dissimuler, ou encore la possibilité de pouvoir humilier ses adversaires un peu plus facilement. Même topo pour la possibilité de contre-attaquer les humiliations répétées de l’équipe adverse qui pouvait vite irriter.
Plusieurs classes de personnages sont jouables. Du médecin au capitaine, en passant par le prêtre, chacune de ces catégories n’apporte au final rien de spécifique dans leur manière d’être contrôlé puisque ce sont les compétences qui lui auront été attribuées qui feront la différence. Ces compétences uniques se gagnent d’ailleurs au fur et à mesure que l’expérience gagnée augmentera. Et comme pour les jeux multi de cette génération, une fois le niveau maximal atteint, le level up continue mais avec un rang de prestige supérieur.
Pas de grosses nouveautés par rapport à Assassin’s Creed Brotherhood, voilà ce que je peux retenir de cette bêta. Des améliorations il y en a, des ajustements aussi, et le tout ravira les vétérans mais rien de mirobolant. Les nouvelles maps sont toujours aussi vastes et promettent de belles parties mais les personnes qui n’avaient pas passé des masses de temps sur le multi de l’épisode précédent ne changeront pas leurs habitudes. Pour les nouveaux venus, le jeu est une très bonne alternative aux Gears of War, Battlefield et Modern Warfare troisième cuvée. Quant aux vétérans, ce sera l’occasion de pouvoir planter sa lame dans d’autres décors. Une prise de risque minime pour un multi efficace.


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