Le 10 juin sera une date qui mettra fin à 14 ans d’attente car Duke Nukem Forever (aka THE vaporware) sera enfin sorti. 12 ans d’attente c’est très long. Entre 1997 et cette année, il y a quand même eu les Pokémon, le boom de GTA, Gran Turismo 5, la fin de Sega dans les jeux vidéo et j’en passe. Toujours est-il qu’une bêta du titre a été mis à disposition avant la dernière ligne droite, et après le téléchargement du fichier de 1,53 Go, il est temps de se faire un petit avis.
Alors le premier constat en lançant la démo a été la laideur graphique de l’ensemble. La série n’a jamais brillé pour ses qualités graphiques mais les 12 ans de retard du titre n’ont pas été mis à profit pour peaufiner le titre comme il se doit. C’est simple, le jeu semble avoir trois/quatre ans de retard graphiquement par rapport à la concurrence. Je ne dirais pas que le titre pourrait tourner sur Wii mais force est de constater que l’ensemble n’est pas une merveille pour la rétine. Entre les textures qui bavent de partout (quand celles-ci veulent bien apparaitre), le level design peu inspiré et les persos assez difformes, Duke Nukem Forever sera bourrin (et fun) ou ne sera pas.
Et la démo commence dans la veine des anciens épisodes avec Duke aux toilettes et la première action consiste à appuyer sur RT pour soulager sa vessie. Après cela, l’humour ne s’arrête pas là avec des persos ressemblant à des coéquipiers en train d’élaborer une stratégie sur un tableau. Les fans de South Park et de l’épisode avec les gnomes voleurs de slips arriveront non sans mal à reconnaitre clin d’œil avec la fameuse tirade « phase 1, on collecte les slips, phase 2 …, phase 3 profit » remaniée à la sauce Duke. S’ensuit un combat contre un boss qu’il faudra butter en le canardant autant que possible en récupérant les munitions disséminées partout dans le niveau, avant d’éliminer l’ennemi par un home run mémorable.
Le jeu enchaine ensuite sur une autre zone de jeu, un désert plus précisément, avec une course à bord d’un véhicule aussi injouable que moche. Heureusement, l’engin tombe en panne et il faut alors chercher un jerrycan d’essence. Le jeu permet de pouvoir tester quelques unes des armes du titre sur des porcs qui ne demandent qu’à être éliminés, avec aussi bien les classiques comme le fusil à pompe ou le sniper, que les armes « à la Duke » comme le rayon rétrécissant. Après ces ennemis pas spécialement embêtants à éliminer s’ensuit un combat contre un vaisseau ennemi qu’il faudra butter au lance roquettes.
Une fois le combat terminé, la quête du jerrycan se poursuit dans une mine où il faut activer des leviers pour pouvoir faire démarrer les chariots qui vous permettent de progresser dans la grotte. Une fois le jerrycan trouvé, direction la sortie après avoir éliminé quelques ennemis avant de pouvoir redémarrer le véhicule. Et conclure la bêta.
Cette version d’essai de Duke Nukem Forever n’est pas des plus réjouissantes. Je ne suis pas un vétéran de la série donc le développement qui a connu un retard pas possible ne m’a pas spécialement embêté mais le jeu n’est pas mirobolant. Le titre n’a pas (plus ?) eu l’intention de devenir un nouveau standard mais à l’époque où le jeu a été annoncé, Call of Duty et Battlefield notamment n’étaient rien par rapport à aujourd’hui. L’ensemble sent le jeu sympa pris tel quel, l’humour étant bien présent (par contre le Duke parle en français) et le gameplay rappelant les FPS à l’ancienne mais les aficionados de la série qui attendent le jeu depuis son annonce n’auront peut-être pas tous le même avis sur la qualité globable du titre, encore plus s’ils le voient tel le Messie.
Pingback: [Concours] Des cadeaux à gagner pour le premier année de Geek Generation | Geek Generation