Si les acheteurs de l’édition collector de Bulletstorm ont pu bénéficier de l’accès à la bêta une semaine avant tout le monde, le reste des joueurs y a accès depuis le 25/4 en réservant le jeu (qui sort le 20/9) ou en quémendant un code sur le web. Pour ma part, j’ai dû l’acheter pour 5 € sur eBay. Je n’étais pas vraiment enclin à craquer avant de voir que la bêta débloquait du contenu inédit pour la version finale :mouton:
La bêta permet de tâter du terrain sur quatre des maps du jeu de base (car c’est bien connu, des DLC ajouteront de nouvelles arènes) sur deux modes de jeu : Team Deathmatch et King of the Hill. Les quatre maps proposées se jouent les unes à la suite des autres : Oldtown, Trashball, Trenches et Checkout. Le mode Team Deathmatch se joue en 5 contre 5 et le but est d’éliminer l’équipe adverse. Le mode King of the Hill se joue en deux victoires, durant lesquelles il faut cumuler 170 points acquis en prenant le contrôle de différents points de la map.
A la différence de Gears of War 2, il faut ici réduire à 0 les vies que l’équipe se partage. Chaque clan possède 15 vies qui diminueront au fur et à mesure qu’un des membres de l’équipe aura succombé à un tir bien placé. Une fois qu’elles ont toutes été épuisées, chaque joueur n’a plus le droit à une seconde chance. Ce changement, minime en apparence, permet de renforcer le côté team du jeu, là où les anciens opus ne laissaient que trois vies à chacun des joueurs. Autre changement important en soi, quand un joueur vous met à terre, il est possible en martelant le bouton A de se relever après quelques secondes sans avoir à espérer qu’un ami vous remette sur pied.
Venons en maintenant au détail map par map :
Oldtown : une place d’un village abandonné, voila le cadre où les affrontements ont lieu. Avec sa plage en contrebas et sa place du marché avec ce qu’il en reste, l’endroit tranche radicalement avec les maps sombres des anciens opus. S’il est possible de se cacher derrières les murets, il est également possible de les détruire.
Trashball : une arène qui rappellera de nombreux souvenirs à ceux qui ont connu Speedball 2. Le stade est toutefois déserté pour laisser parler les armes. Les deux camps sont situés l’un en face de l’autre et chaque équipe commence dans les vestiaires, idéale pour monter une stratégie. Au centre de l’arène, suspendu au dessus du vide, un écran affiche le score de la dernière partie de trashball jouée avant désertion. Au fil du temps, les câbles maintenant le tableau commencent à céder avant de s’effondrer au sol. Les tribunes spectateurs sont également un lieu idéal pour se battre. Avec ses nombreux couloirs, ses murs et ses placards derrière lesquels se planquer, cette arène joue sur deux tableaux : le face à face frontal sur le terrain et du tir planqué sur les côtés.
Trenches : une arène en terrain ouvert dans ce qui semble être une base d’entrainement avec ses tranchées ses couloirs souterrains et sa place en hauteur. Cette map est clairement celle qui fera plaisir aux campeurs de Call of Duty puisqu’un sniper est mis à disposition sur le terrain pour la jouer tireur d’élite. Lors de la seconde manche sur cette map, les conditions climatiques vont être altérées pendant quelques secondes avec un nuage de sable qui va vous faire tirer à l’aveugle. Cela a beau être embêtant, cela permet de voir que certains efforts ont été faits sur le titre au niveau des détails graphiques.
Checkout : la quatrième et dernière map de cette bêta se rapproche de Trashball dans son ambiance sombre pour prendre place dans un vieux magasin laissé à l’abandon. La grande place du magasin contient pas mal de stands derrière lesquels il est possible de se cacher, tandis que l’une des extrémités latérales de la map laisse place à un renfoncement depuis lequel d’autres frags peuvent avoir lieu. Cette map permet également d’enchainer les victimes avec une sulfateuse judicieusement bien placée pour canarder quiconque se trouve dans votre champ de vision.
Cette bêta de Gears of War 3 tient ses promesses sans bouleverser la formule déjà établie lors des anciens épisodes. Globalement, le jeu reste le même et les parties sont toujours aussi agréables à faire. Avec des nouvelles armes et un lifting graphique léger mais visible, le jeu a de toute manière les épaules assez solides pour se vendre par palettes. Reste à voir ce que va donner le solo, et surtout, les serveurs multis du titre une fois sorti. Il n’était pas rare dans GoW 1 et 2 de devoir attendre plusieurs minutes avant de trouver des adversaires et si cela n’est pas corrigé dans le troisième opus, Epic Games ne devra pas être surpris de voir ces serveurs déserter pour aller surpeupler ceux de Call of Duty. Mais Microsoft comptant beaucoup sur ce titre, nul doute que tout sera fait pour optimiser la recherches d’adversaires.